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20 janvier 2008
Les "Trois Jean de Nantes" (Tri Yann An Naoned)
et leur "folk-rock celto-médiéval" peuvent être fiers de leur parcours exceptionnel : plus de trente ans de carrière, deux millions d'albums vendus, les costumes les plus extravagants de la scène française. Tout a commencé un soir de décembre 1970 lorsque Jean-Louis Jossic (né en 1947), qui partage son temps entre le militantisme, la bombarde et le théâtre, rencontre Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau (nés en 1948).
Armés d'une flûte et de deux guitares ils décident de jouer des gavottes dans les festoù noz, avant de recruter un bassiste (Bernard Baudriller) et de monter un spectacle ("Folksong 70") avec lequel ils écument les MJC. Ils enregistrent bientôt un premier 33 tours, "Les Prisons de Nantes", tiré à 1000 exemplaires et épuisé en quelques semaines. Leur renommée parvient aux oreilles de deux Parisiens : un directeur commercial de Phonogram décide de les distribuer, et Bruno Coquatrix les invite à chanter à l'Olympia, fin 1972, en première partie de Juliette Gréco.

Tri Yann publie son deuxième album au printemps 1973 ("Dix ans, Dix filles") qui confirme l'engouement du public. Alors que la mode bretonne propulsée par le hit "Pop Plinn" de Stivell, bat de l'aile, le groupe poursuit sa route. La seconde moitiée des seventies est marquée par des centaines ce concerts et des disques comme "Suite Galloise", "La Découverte et l'ignorance" (avec "Princes qu'en mains tenez", inspiré d'un poème de la Rennaissance, "La Dérobée de Guingamp", danse des Côtes d'Armor), "Urba", etc. En mars 1978, le naufrage de l'Amoco Cadiz leur inspire la chanson "Le Soleil est noir" renforçant l'engagement dans la vie politique locale des Trois Jean.
Si les années quatre-vingt sont plus discrètes, malgré de très bons disques comme "Café du bon coin", Tri Yann participe pleinement au renouveau celtique de la décennie suivante, annoncé par le spectacle et l'album "Le Vaisseau de pierre" (1988) inspiré par une B.D d'Enki Bilal. Enorme succès, "Inventaire 1970-1993" permet à la nouvelle génération de découvrir le groupe, qui triomphe aux Francofolies de la Rochelle et au Festival Interceltique de Lorient. Il y a eu "Portraits" (1996), "Le Pélégrin" (2001), le double live "30 ans au Zénith" (2001) en attendant le nouvel album studio (2003), fidèle à la devise du groupe : "La plus belle des traditions, c'est la création !"
Texte extrait du coffret Tri Yann Master Serie
Tri Yann - An Tourter - Master Serie Volume 1
14:30 Publié dans chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tri Yann, Biographie, Musique Celtique






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